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CHRONIQUE n°1
Balade et méchoui
Dimanche matin, lever 5h (dur ! dur !) pour voir
le premier grand prix moto de la saison. Nos quatre yeux sont prêts
à se relayer, trois tours chacun, le compte est bon ! Les pilotes
français finissent à côté du podium … Bof !
9h. Il est temps de
réveiller nos motos et de les mener à leur rendez-vous. Vu notre état,
c’est d’ailleurs elles qui nous emmènent. Elles ont prévu une balade
avec leurs nouvelles copines de Cornillon, et ne s’en laissent pas
conter.
10h15. Le départ est donné par notre vénéré président ( Je ne
fayote pas, j’exprime ma considération respectueuse !…)
direction Salon, Vernègues, Alleins. Alleins, charmant village,
jusqu’alors paisible, devenu depuis une référence pour moniteurs de
moto-école, grâce à un mémorable ( et non moins gracieux ) évitement
de Ducati sur dos d’âne par Triumph menée de main de maître… Merci
à tous les protagonistes…
11h30. Rendez-vous manqué avec les motards marseillais. Sournoisement,
Michel profite de l’apéro, de l’occasion et d’une faiblesse passagère,
pour nous obliger, sous la menace de son antivol ( un U homologué FFMC )
à jouer 10F au tiercé. Les discussions vont bon train, Serge semble
regretter que personne, en ce jour, ne transporte son Top-case. Je ne m’étendrai
pas plus longtemps sur cet incident, propre à briser bien des ménages.
Après la visite de Lambesc, où nous retrouvons enfin une partie de
l’effectif marseillais, nous retournons à Cornillon.
Notre hôte Christian nous attend de pied ferme, le verre à la main et
le méchoui humide, en compagnie de nos Top-case. Nous prenons le bar
d’assaut. Le bruit a couru que Gigi aurait entonné une chanson
paillarde, connue de tous, un genre d’hymne du MC3. C’est honteux !
Ceux qui colportent de tels bruits ne sont que de mauvaises langues !…
Gigi a chantonné ( à l’insu de son plein gré ! ) un petit air
glorifiant le bonheur conjugal.
Ma dernière pensée du jour revient à notre hôte Christian qui s’est
privé de moto pour nous accueillir, ainsi qu’à Luc, notre boulanger-pâtissier
préféré, à Françoise, sa mère et sa fille qui nous ont régalé, à
Robert, qui, durant des heures, a couvert notre met principal de son
regard vigilant.
Les motos ont passé un bon moment… Appel de phare.
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CHRONIQUE n°2
Balade dans
les Alpilles
Être une nana en moto, dans un groupe, c’est
vraiment une expérience à vivre ou (selon le contexte) à éviter !
On peut très vite se retrouver bousculée, regarder de travers-« Bon, ça
va ? T’arrives à suivre ! » Regard en biais, sourire en
coin, l’air de dire qu’on se traîne à 90 juste pour ne pas te lâcher,
mais bon, la prochaine fois tu pose ton cul à l’arrière de la moto de
ton mec … merci …- ou au contraire bichonnée, dorlotée à outrance-
« Ben ça va ! … T’arrives à suivre ! » Genre,
on roule à 90, mais ça nous gène pas du tout… Non, pas de problème,
ça nous fait même plaisir… C’est pas mal pour une fille … Ouf,
vanité masculine préservée, pas besoin de rouler à donf, c’est pas
celle là qui va nous coller une valise ! –
N’en déplaise aux machos, le fait d’être une
femme n’a aucune incidence sur son allure ou ses performances en moto,
pour ma part, mon plaisir est de rouler tranquille et je revendique le
droit d’aimer la moto sans vénérer la vitesse ; alors que
d’autres femmes peuvent, elles, revendiquer celui de vous enfumer
(messieurs) poignée en coin et angles
défiant les lois de la gravité, sans perdre une once de leur féminité.
Dans la série « j’ai testé pour vous » :
Première balade avec le MC3 ; le moto-club de Cornillon.
Ce matin là, c’est avec une certaine angoisse que
j’enfourchai ma fidèle monture, la tête pleine de questions :
« Bon, ils ont l’air bien sympas, tous, mais ils roulent comment ?
« tranquille » qu’y disent, mais bon, je sais ce que
« tranquille » veut dire en dialecte motard ! Et
s’ils me perdent ? Et si la balade se résume en conjecture à
chaque croisement (-Y-z-ont dû prendre cette route ! ) ? »
Bref, je craignais le bizutage…
J’ai presque honte à présent de mes mauvaises
pensées, car vous fûtes, messieurs, remarquables de gentillesse et
d’authentique prévenance ; et passâtes haut la main mon petit
test à moi ; ma balade fut un réel plaisir.
Alors merci à tous …
Merci de votre chaleureux accueil, merci de m’être ni condescendants,
ni faussement complaisants, merci pour ces instants précieux de rires et
d’échanges autour d’un verre, d’une table, d’une pause clope
pendant la balade.
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CHRONIQUE n°3
Balade en
Camargue
( De notre envoyée spéciale Miss Ducati )
8h50 : J’ai failli attendre ; Christian
arrive enfin … Allez !! En route ! J’ai le pneu arrière qui
me démange ! Qu’ils sont longs ces motards … J’ai rendez-vous
avec mes copines moi !…
9h15 : Nous voilà à Cornillon après l’arrêt
buvette à Esso. Je retrouve mes copines. Zut, la 900SS n’est pas là ce
matin ; dommage. C’est ça le problème quand on est Ducati, il
faut être polyglotte, parce qu’entre les Japonaises et les Allemandes,
même un motard complètement sourd n’ignore pas qu’on ne parle pas le
même langage !
10h35 : On est où, là ? y vont quand même
pas nous faire traverser le Rhône à la nage ! Y-a pas de pont !…
Et puis, c’est écrit « DUCATI », pas « Water cooled » !
10h50 : Mamma mia, on prend le bac !
11h00 : Allons bon ! Le Vémax nous fait un
malaise ! Alors là, je rigole ! Quand je pense que les
transalpines ont une réputation de fiabilité discutable !… Il
nous fait quoi là ? Il a eu le mal de mer ?
En tous cas, pour la poussette, c’est sans moi !
Et qu’on vienne pas me chatouiller la batterie avec ces horribles pinces !
On a déjà essayé de m’embobiner une fois parce que Mademoiselle Ténéré
( ma copine de dortoir ) avait ses vapeurs ! JE NE MARCHE PAS !
12h40 : Les Saintes Marie de la Mer. Sympa la
Camargue ! Bon côté virelos, ça ne vaut pas les gorges de l’Ardèche,
mais on balade…
17h00 : Retour à Salon… J’aime bien les virées en amoureux
avec mon Christian ! C’est quand la prochaine ?
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